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Umbrella-Tree
But his eyes saved his light...

Ryden.


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L'histoire commence quand Brendon Urie change à nouveaux d'hôpital. Ses frais médicaux en clinique privée ruinent ses parents, ils décident de l'envoyer dans un hôpital public, où tout est réglé par le gouvernement. Brendon, découragé par la vie qu'il mène, se laisse peu à peu couler. A quoi bon lutter quand on est seul & malade ? Il n'a pas d'amis, sa famille le laisse peu à peu, n'a jamais vécu l'amour & commence peu à peu à se renfermer sur lui même. Mais un nouveau traitement existe, des nouvelles personnes entre dans sa vie, des nouveaux sentiments naissent en lui... Malgré la malchance qui le poursuit, peut être arrivera t-il à reprendre espoir & goût au bonheur ?




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Si cela vous intéresse d'être prévenues des publications, merci de laisser votre trace.
Inscriptions Terminées.




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# Posté le samedi 24 mai 2008 18:58

Modifié le samedi 30 août 2008 11:42

Decaydance Fest.

Decaydance Fest.
IMPORTANT.

Tu aimerai un nouveaux Decaydance Fest en France ? Alors, t'as intérêt à allez sur ce blog & à signer la pétition.
Les enfants, c'est sérieux & important.
DecaydanceFest-France
*N'empêche que ce serait kiffant un autre Decaydance Fest quoi.*

# Posté le lundi 27 octobre 2008 09:23

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_Umbrella Tree_ Chapitre Premier.



alinéa.J'aime chanter par-dessus tout. Mais il va falloir que je me fasse à l'idée que plus jamais je ne le ferais ou alors, que je le ferais beaucoup moins bien. C'est plutôt dur à imaginer, le chanteur d'un groupe de rock lycéen ne chantera plus. Mes poumons ne le supporterait pas et puis, qui voudrais d'un chanteur avec une perfusion dans le bras et des tuyaux qui lui sortent du nez ?
La présentation n'est pas de rigueur ici mais, la description de l'endroit où je suis y est. Je suis allongé dans un brancard inconfortable qui se trouve à l'intérieur d'une ambulance. Je suis en train de me faire transférer d'une jolie clinique privée à l'hôpital générale de ma ville. Mes soins ruinent mes parents, alors que je me tue à leur répéter que cela vaudrait mieux pour moi qu'on me débranche. D'accord, je suis très égoïste quand je dis ça ; mais mis à part à mes parents, je ne manquerai à personne. Pas de petite amie, pas d'amis, pas de chien, pas de maison fixe, même pas de cellulaire. Le seul plaisir qui me reste est de compter les gouttes qui tombent dans mon tuyau.


~o~



alinéa.
La porte arrière de l'ambulance s'ouvrit enfin. Le soleil entra méchamment dans mes yeux que je dus les fermer. Les fermer me faisait aussi refuser l'idée d'être à nouveaux dans un endroit où cela sentait le désinfectant, et où des gens mourraient. Quoi que, je vivais avec l'idée de mort depuis qu'on m'avait annoncé ma maladie. Pour moi, ce n'était qu'une question de temps si je ne me faisais pas greffer à temps. Je sentais le brancard en dessous de moi qui roulait vers une nouvelle chambre. J'entendis une nouvelle porte grincer et la voix de mon nouveau médecin. Je sentis lorsqu'on me transféra sur le lit et qu'une infirmière me posa une couverture sur les genoux.
Je me décidai à affronter l'endroit et ouvrit les yeux. Mes parents étaient dans la chambre et les quelques posters qui me suivaient partout étaient là aussi. Je souria un peu et ma mère vint m'embrasser le front. -Brendon, comment va ta respiration ?- -Comme d'habitude, elle est presque inexistante- Une voix venant de derrière le lit se fit entendre. -Si elle était inexistante, vous ne pourriez pas parlez, Mr Urie.- Je tourna ma tête vers ce qui devait être mon nouveau médecin. J'avais eu le droit à toute sorte de médecins : le vieux moustachu, le chauve à lunettes, le vieux bedonnant, la femme hautaine... Mais jamais je n'avais eu un médecin comme lui. Jeune, avec les cheveux longs et de jolies petites fossettes quand il souriait. -Je présume que vous êtes mon nouveau médecin ?- -Vous présumez mal, fit il, je suis interne et je doit m'occuper de votre installation.- Il me souria et posa mon dossier médical sur la tablette à cotés de moi. Ensuite, il regarda l'état de ma perfusion et sortis en disant qu'il revenait dans la soirée.
Je tournai la tête vers ma mère, elle pleurait un peu. Mon père avait passé son bras sur ses épaules. -Hé, dis je, ne pleure pas Maman. Je vais m'en sortir.- -Rien n'est sur Brendon, j'ai tellement peur !- -Rentrez vous reposer à la maison, je vais en profiter pour dormir. Repassez quand vous aurez le temps.- -Je ne veut pas te laisser ! dit elle.- -Vas te reposer ! Fis je élevant la voix- Elle vint m'embrasser et prit son sac avant de sortir. Mon père vint vers moi et m'embrassa le front, puis suivit ma mère dehors.
J'aimais mes parents mais leur présence me rappelait que j'allais mourir. C'était ma seule option. Mourir ou mourir. Quel choix cordélien. Même si je savais que je ne vivrais pas vieux, je rêvais de rencontrer la personne faite pour moi sur ce monde, je rêvais aussi d'aller à Londres et de visiter le musée de cire. Une quinte de toux me prit, je crut que mes poumons allaient sortir de moi par la bouche tellement j'avais mal. Je saisis fébrilement le bouton qui appelai les infirmières et appuya dessus. Deux minutes après, l'homme que j'avais rencontré plus tôt arriva.-Mr Urie ? dit il en entrant.- -Je crois que j'ai besoin de mes médicaments.- -Je le crois aussi, fit il en me souriant- Il prit ce dont on avait besoin et me les tendit avec un verre d'eau. Je les avalai sans difficultés, tant j'en étais habitué. Il reprit le verre et le posa sur la tablette. -Quand vais-je rencontrer mon médecin ? Dis je.- -Je ne vous suffit pas ? Lança t-il en riant- -Vous n'avez pas l'air apte à m'empêcher de mourir.- Son regard s'assombrit et il me regarda dans les yeux. -Quel âge avez-vous ? demanda t-il.- -18 ans.- -C'est triste que à 18 ans vous n'ayez plus d'espoir.- -N'importe qui désespèrerais d'avoir la mucoviscidose !- -La greffe existe.- -Je suis sûrement très loin dans la liste des receveurs. Vous savez, ça fait trois ans que je suis baladé d'hôpital en hôpital, que je vois de nombreux médecins, de nombreuses infirmières, de nombreux internes et cela n'est pas une vie ! Alors, plus vite mes poumons seront réellement HS, mieux ce sera.- -Je ne crois pas, fit il.- -Vous ne croyez pas quoi ?- -N'importe quelle vie est digne d'être vécue et en vaut le coup.- -Je ne me marierais jamais, je n'aurais pas d'enfants, pas de boulot ! Cette vie là n'en vaut pas le coup !- -Chacun sa vision, fit il en allant vers la porte.- Alors qu'il allait sortir, je l'interpellai.-Comment vous appelez vous ?- -Ross, dit il en partant.-
Ross était il son prénom ou son nom ? Peu importe, de toute façon dans peu de temps j'allais encore changer. On à jamais assez de lit alors, un condamné n'importe quel endroit où il serait ne changerait pas son destin.

# Posté le dimanche 25 mai 2008 10:11

Modifié le samedi 30 août 2008 06:51

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Umbrella Tree _ Chapitre Deuxième.



alinéa.J'avais passé une nuit convenable, me faisant réveiller 4 fois, pour prendre mes médicaments. Aujourd'hui je devais rencontrer le médecin, cela ne servirait à rien car je savais ce qu'il allait dire. -Nous faisons ce que nous pouvons, Mr Urie. Dès qu'un donneur potentiel est là, nous ferons tout pour qu'il vous soit donné. - Ils disent tous pareil. Je me rendormi jusqu'à ce qu'un homme avec des lunettes me réveille.
-Mr Urie, je suis le professeur Saslow. Je ne vous apporte pas de grandes et bonnes nouvelles mais peut-être une petite quand même.- -Expliquez, fis je.- -Un nouveau traitement est en création, si les test sont fiable il vous permettrait de retournez chez vous & de ne plus vivre constamment dans un hôpital.-
Ca pour une bonne nouvelle ! J'acceptai d'essayer ce traitement, tout ce que je voulais était de rentrer chez moi. De dormir dans mon lit, et de manger ce que je voulais. Pourquoi pas de rencontrer une fille ? Je rêve sûrement trop encore.-Mes internes veilleront sur vous, le temps que nous commencions ce traitement- -Ross ?- -Ah, Ross à encore fait des siennes ! Voulez vous que je lui confie votre cas ?- -Cela ne m'importe guère, c'est juste le seul que je connais ici.-Il souria un peu et sortit de la pièce. Je prit la télécommande et alluma la télé. Mes journées se ressemblaient toutes, allongé devant une télé. Je me leva, essaya de m'habiller un peu mieux que avec cette immonde blouse bleue pâle, enfila des chaussures, prit la chose qui portait ma perfusion et allai dans le couloir.
C'était comme partout, je ne croisais que des vieux. C'était terriblement déprimant, je pris l'ascenseur et descendait dans le hall. Une fois là-bas, je prit un café à la machine et allai dans le parc. Je me promenai, mon mp3 dans les oreilles, écoutant les chansons que j'aurais aimer chanter devant des milliers de personnes. Je m'installa dans l'herbe et joua avec quelques brins. Le soleil chauffait mon nez et ma cage thoracique avait du mal à se soulever, mais sinon j'étais bien.
Je sentis quelqu'un s'asseoir à coté de moi, quelle surprise de voir le fameux 'Ross'. -Dites, fis je, Ross Est-ce votre nom ou votre prénom ?- -Mon nom, fit il en arrachant des brins d'herbe. Vous aimeriez savoir mon prénom ?- -Cela ne m'importe pas, je n'en aurais pas besoins quand je serais partit.- -Arrêtez de parler de mort.- -Je ne parlais pas de ça ! Je disais que lorsque je serait chez moi, vous ne ferez plus partit de ma vie.- -Je pourrais le prendre mal.- -C'est juste la vérité, dis je. -
Il n'étais pas en tenue mais avait un jean slim, un hoodie mauve et une besace. Il en sortit un livre et commença à lire. J'essayai de regarder discrètement ce que c'était mais ne le vis pas. -Pourquoi êtes vous avec moi alors que je déduis à votre tenue que vous ne travaillez pas ?- -Je ne sais pas, vous êtes mon premier patient, je m'inquiète pour vous, Brendon.- - De qui est le livre que vous lisez ?- -De Samuel Beckett, dit il. Vous aimez cet auteur?- -Je ne connais que très peu.- -Vous avez un auteur préféré?- -J'aime Zola&Maupassant.- -Vous aimez donc la littérature française.- -Fine déduction.- -Je suis trop fort,dit il. Me prêteriez vous un livre de Maupassant. Je suis novice dans ses écrits.- -Si vous le voulez, j'en ai un dans ma chambre.-
Il se replongea dans son livre. Quand à moi, je me leva et remonta dans ma chambre. En chemin, je m'arrêtai au kiosque pour acheter le dernier 'Rolling Stones', le monde de la musique me passionnait. Une fois dans ma chambre, je prit mon livre de Zola et lisait. Peu de temps après, je brancha mon mp3 sur mes enceintes et essaya de chantonner. J'étais trop rapidement essoufflé mais je continuai, j'aimais tellement ça.
A 12h15, on m'apporta mon repas. De la purée et du jambon. Une compote et un bout de pain. Je jetai le jambon, même si les médecins me disaient qu'il fallait que je mange de la viande, je ne voulais pas renoncer à mes idéaux. Je mangeai un peu de purée, ma compote et mon pain tout en rêvant à un donut, un Starbuck au caramel et des crêpes dégoulinantes de beurre de cacahuètes. Je fini par abandonner ma compote et partir mettre la musique plus fort.
Ne sachant jamais quoi faire, j'allais dans mon placard et y prit ma guitare puis retourna sur mon lit. J'arrachai ma perfusion et jouai, la main enfin libre. La tête me tournait un peu mais je prenais tellement de plaisir à jouer que je n'y pensais pas.
-Ce n'est pas raisonnable ce que vous faites Brendon- Je me tourna vers l'entrée et vit Ross. -Qu'Est-ce que je fait ?- -D'enlever votre perfusion.- -J'ai besoin de jouer.- - Je comprend tout à fait.- -Vraiment? Fis je.- -J'aime terriblement jouer aussi.- -Voulez vous jouez ? Dis je en lui tendant ma guitare- -Je suis en service là, mais si vous le permettez, je veux bien repasser quand je ne travaillerais plus.- -Avec plaisir, fis je.- -Je vais vous trouvez une autre veine pour le perfusion.-Il me mit la perfusion dans une veine à l'arrière du genou, cela était assez gênant mais au mois, je pouvais jouer sans risques. J'alignais les chansons dont je me rappelais les tablatures, cela me faisait du bien au moral.
Aux alentours de 13h30, une femme que je ne connaissais pas vint dans ma chambre.-Brendon Urie ?- -Oui, c'est moi.- -Je suis Mme Devirke, professeur de la classe de terminal de l'hôpital. Vous e savez, l'école étant obligatoire, j'aimerais que vous veniez encours avec nous.- -Hum, devrais je venir tous les jours ?- -Non, juste les après-midi du lundi au vendredi. Habillez vous, je vous attends là-bas.-
Elle sortit de la pièce et je dus appeler quelqu'un pour que l'on mette la perfusion autre part. J'avais à ce moment là, l'impression d'être le patient le plus chiant au monde. Je sonna et; comme je commençais à en avoir l'habitude, le fameux Ross arriva. -Encore vous Urie, dit il.- -Je dois aller à l'école. Et je ne voudrais pas casser la perfusion.- -Bonne excuse, dit il. Et moi qui croyais que vous faisiez ça pour mon cul d'enfer ! - -A vrai dire, je ne l'ai jamais regardé.- -Vous loupez quelque chose !- Ce gars m'amusait beaucoup. J'éclatai de rire, bientôt suivi par lui.
Il enleva ma perfusion, la mit dans mon bras gauche et m'aida à me lever de mon lit. Il resta dans la chambre alors que je changeai de T-Shirt. Je m'imaginais qu'il me reluquait, alors que quand je me retournai, il regardait mon dossier médical. -Dites, en fait j'aimerais savoir votre prénom.- -Oh, fit il en souriant, je m'appelle Ryan.- Sur ce, il m'aida à sortir de la chambre et m'accompagna jusqu'à la salle de cours. -Vous passez toujours ce soir, pour jouer ? dis je.- -Bien sur, dit il. Je ne vous oublis pas.- -Cool, dis je en souriant- -Bon cours, dit il en ma laissant devant la porte vitrée.-

# Posté le vendredi 30 mai 2008 16:48

Modifié le samedi 30 août 2008 06:53

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Umbrella Tree _ Chapitre Troisième.



alinéa.Une fois que je fus dans cette salle, l'envie de retourner dans ma chambre me sauta à la gorge. Toutes ces personnes avaient l'air gravement atteint par leurs maladies respectives. Je me sentais presque usurpateur de ma place ici, c'est pour dire ! En y réfléchissant, j'étais chanceux dans mon malheur ; la greffe existait et je prenais un nouveau traitement. Deux choses auxquelles se raccrocher et qui servaient à espérer. J'vais encore des chances de m'en sortir, eux non. Pour la plupart.
-Mettez vous à cette table, me dit Mme Devirke. Et lisez ce texte avant de répondre aux questions en bas de feuille.- Elle m'indiqua ma place et me tendit les documents que j'avais à traiter puis elle retourna à son bureau. Je m'installa en face d'un garçon peut être un peu plus jeune que moi. Il n'avait plus aucuns cheveux ni de sourcils, et de grosses cernes s'étalaient sous ses yeux. Son teint était d'un blanc fantomatique. Il me fit un gentil sourire puis se remit à son travail. J'étais déboussolé.
Environ 1h30 après, Ryan entra dans la pièce pour déposer des papiers à Mme Devirke. Dès qu'ils le virent, la plupart des petits enfants lui sautèrent dessus. Il leur souria et les embrassa. Il était gentil avec tout le monde, et non pas qu'avec moi. Etant terriblement possessif, cela me fit un pincement au c½ur. J'aurais en fait aimé que pour une fois dans ma vie, je sois privilégié. Raté.
Il s'approcha de moi et s'installa un sourire aux lèvres. -Alors, ce premier cours ?- -Merdique, répondis je. Comme tous les autres.- -Le boulot est dure ?- -Non mais, je rêve d'un vrai lycée.- -Vous irez à la fac l'année prochaine.- -Si je vis encore ici, j'arrêterais carrément et passerai mon temps à faire de la guitare.- -Vous avez la vie devant vous pour faire de la guitare, concentrez vous sur vos études.- -Je n'ai pas une longue vie devant moi. Dans ma courte vie, la musique aura compter plus que tout. En fait pour moi, rien ne compte mis a part ça.- -Et l'amour, ça ne compterait pas ?- -L'amour pourquoi pas ? Mais l'amour avec qui ? Aucune fille ne regarde un gars comme moi, je suis tout le temps à bout de souffle et je suis hideux. Je n'ai aucuns charmes et rien de séduisant en moi.- -Oh, fit il, croyez moi vous êtes séduisant.- Je sentis mes joues rougirent. Il se leva, et avant de sortir serra amicalement mon épaule. Il sortit et je me remis à mes exercices. Après la littérature, les maths. Une heure après, je pu enfin retourner dans ma chambre.
A 18h, on m'apporta mon dîner. Je n'avais pas faim, je prit juste le cookie qu'on avait en dessert et feuilletait le magazine que j'avais acheté plus tôt dans la journée. Je lus environ deux fois le magazine, enfin jusqu'à ce que Ryan frappe à ma porte. Il avait rajouté une casquette, des mitaines et un foulard à son look de ce matin. Il avait l'air étrange, ça me plaisait. -Ah ah, quart d'heure guitare, dit il en enlevant ses mitaines.- -Je vous écoute avec plaisir, dis je.- Il prit ma guitare à jouer 'Come Together' des Beatles. Connaisant les paroles ; je m'essaya à chantonner. J'adorais ça. Ensuite il fit 'Hey Jude', je chantai encore un peu plus fort. Ryan me regardait en souriant. Il commença l'intro d'une troisième chanson mais alors que j'allais lui parler, je fut prit d'une violente quinte de toux Il s'arrêta et me fit boire une verre d'eau. Ensuite, il s'installa sur le fauteuil en face de mon lit. -Vous allez mieux ? demanda t-il.- -Oui, merci c'est passé. Vous jouez vraiment très bien.- -Votre voix est magnifique.- -J'aimerai pouvoir vraiment chanter.- -Je comprend, murmura t-il.- -Dites Ryan, quel âge avez-vous ?- -Bientôt 21. je suis seulement en 1° année.- -Nous avons presque le même âge.- -Presque en effet.- -Je pensais que peut être on pourrait se tutoyer ?... Ca vous dérangerait peut être mais comme on a pas mal de points communs et qu'on se voit plein dans une journée et euh... voilà quoi.- -Tu t'embrouilles là.- -Oui, j'avoue. Mais je suis content que tu ai compris le message.- Je lui fit un grand sourire et il éclata de rire. Il me regarda et prit le bouquin de Zola qu'il y avait sur ma table de nuit. Il le feuilleta pas mal, visiblement intéressé.
Il resta avec moi jusqu'à 21h. Sa compagnie me plaisait, on riait beaucoup et ma maladie n'avait pas l'air de le déranger. En plus de ça, nous avions beaucoup de goûts communs que ce soit en musique ou en arts en tous genres. Quand l'infirmière de garde le vira, je me sentis soudainement très seul. J'alluma la télé et m'endormis devant.
Le lendemain matin, je ne vis pas Ryan. Enfin, je dormis presque toute la matinée et allai en cours l'après-midi. Le nouveau traitement avait l'air de m'aider un peu, je n'étais plus essoufflé dès que je marchais un peu, c'était agréable.
A environ 17h, le médecin vint me chercher et m'emmena dans la salle d'échographie. Je du me mettre en sous-vêtements et m'allonger sur le fauteuil. J'eut beaucoup de mal à le faire tant je ne supportais pas mon corps. Il était tellement blanc et oui, très maigre. Je sentis le rouge me monter aux joues. -Nous vous inquiétez pas, dit le médecin, ce n'est rien.- -Oh, je ne suis pas inquiet, juste gêné.- Il souria et commença à mettre du gel sur mon torse. Soudain son bipeur sonna. Il le regarda et se leva rapidement. -J'ai une urgence. Désolé, je vous envoie quelqu'un d'autre !- Il sortit en courant de la salle.



Umbrella Tree _ Chapitre Quatrième.




alinéa.
J'avais l'air con ; allongé sur le dos, en boxer avec du gel bleuté sur le torse. En plus, j'avais froid. J'attendis encore un peu et une personne entra. Comme de par hasard, il fallait que ce soit Ryan. -Pourquoi toi ?! Dis je.- -On me l'a proposé, je n'ai jamais fait d'échographie, je pourrais faire des progrès, dit il penaud.- -Ross, je ne vous sert qu'à faire des progrès.- -Non ! J'aime ta compagnie mais, je veut quand même finir médecin alors toute occasions à faire des progrès est bonnes, non ? Au fait, pourquoi tu es rouge comme ça ?- -S'il te plait, fait vite que je puisse ma rhabiller. Je n'aime pas que l'on me voit ainsi.- -D'accord, dit il en posant ses mains sur mon torse, je vais faire vite.- Il étala le gel, ses joues étaient rouges. Il semblait aussi mal à l'aise que moi. Il ne mit pas plus de trente minutes pour finir et me raccompagna dans ma chambre. -Tu rentres chez toi ce week-end ?- -Oui, j'ai tellement hâte !- Il baissa les yeux. -On ne se reverra que lundi alors.- -Pas demain ?- -Non, le vendredi je vais à la fac. Et tu ne seras pas là samedi.- -J'aime ta compagnie. Cette semaine à été bonne grâce à toi.- Il le va ses yeux vers les miens, il était encore tout rouge -Tu rougis vraiment pour rien. Dis je- Il baissa à nouveau les yeux et regarda ses pieds. Je ria un peu et lui serra l'épaule.


Il me laissa sur le pas de ma porte et partit en courant dans la chambre d'une petite fille qui l'appelait. Je m'affalai sur mon lit et mangeai du chocolat. C'était bizarre mais je pensais encore à Ryan, enfin plutôt à ses longs doigts de guitariste qui caressaient mon torse. Merde, à quoi je pense là ? J'alluma la télé et comme tous les soirs, m'endormis devant. Dans la nuit, une infirmière vint changer ma perfusion. Elle me fit tant mal que je ne pu me rendormir sur mon bras gauche.
Le lendemain, je me fis atrocement chier. Je me promena dans le parc le matin, allai en cours l'après-midi, lut et fit de la guitare le soir. Jamais personne ne venait me visiter. Au début, mes amis d'enfance ou de collège passaient me voir, mes grands-parents aussi venaient, ma s½ur et mon frère aussi, bref j'avais de la visite. Maintenant, plus personne ne venait. Personne sauf Ryan Ross. Mais il ne passait que parce qu'il était chargé de mon cas, en aucun cas il ne passait par sympathie envers moi. Je ne me leurrais pas là-dessus.
Je m'endormis quand même plutôt joyeux. Le lendemain était le réveillon de Noël. Je reverrais ma famille et l'occasion était bonne pour manger quelque chose de délicieux. De plus, ma cousine Jude devait nous présenter son fiancé.
Vers 12h le lendemain, j'étais sur le parking de l'hôpital avec mes parents. On était prêt à rentrer. Alors que mes parents entraient dans la voiture, je vis celle de Ryan arriver. Elle était petite et noire. Je cueillis une fleur dans le massif juste à coté de moi et allait vers lui alors qu'il raccrochai son téléphone. -Hey Brendon ! dit il.- -Salut Ryan. Tu vois, on se croise quand même aujourd'hui.- -J'ai cru que j'allais défaillir, dit il en me faisant un clin d'½il.- -Joyeux noël, dis je en lui tendant la fleur.- Il rougit et me serra dans ses bras. -Merci, chuchota t-il à mon oreille. C'est adorable. Ca me fait réellement plaisir.- -C'est rien tu sais. Ça me plait de faire plaisir. Et puis, c'est juste une fleur que je viens de piquer...- Il mit son index sur ma bouche et souria. -Ce qui compte c'est le cadeau, pas comment tu l'as eu.- -OK, je me tais.- -Attends moi là !- Il retourna à sa voiture et chercha un truc dans la boite à gants.
Environ 5minutes après, il revint et me tendit un livre de Samuel Beckett. -Joyeux Noël Brendon- Je lui souria et le prit aussi dans mes bras. Il sentait bon et les pointes de ses cheveux étaient humides. Il serra fort son étreinte contre mes hanches, mes parents klaxonnèrent. Je m'écartai de lui et le regardai dans les yeux. - A lundi, dis je.- -Il me tarde lundi, dit il. Passe un bon réveillon.- -Passe aussi un bon réveillon.- Il me fit un clin d'½il et je me mis en route jusqu'à la voiture. -Brendon ! cria t-il derrière- Je me retourna et le regarda, un sourcil interrogateur sur mon visage. -Tu es très séduisant sans perfusion.- Je sentis que je rougissais à nouveaux puis monta en voiture.
Mes parents avaient une expression pincée et ne dirent rien du voyage. Tant mieux, je pu me plonger dans la lecture de 'En attendant Godot'. Le livre était usé, il avait l'air d'avoir bien servit déjà. J'aimais l'odeur qu'il avait. Je lut le 1° chapitre durant le voyage. Peu de temps après, j'étais chez moi. Mon bonheur était immense. Je monta dans ma chambre et m'affala sur mon lit. Je posa la tête sur mon oreiller et mis en marche ma chaîne hi fi. Je reprit le livre et tomba sur la 1° page. Une jolie écriture fine et penchée y était. Je vous lis.


« J'ai toujours blâmé les gens qui détruisent les ½uvres des autres en se croyant apte à écrire sur leurs livres ; mais pour une fois je passe outre mes idéaux. Je me permets de défigurer Beckett pour te souhaiter un très bon Noël. Peut être que, lorsque tu seras vieux et que tu retrouveras ce livre mon souvenir te reviendra. Qui sait ? Encore bon Noël.
Avec toute ma tendresse, séduisant premier 'vrai' patient. Bises.

Ryan. »



# Posté le samedi 07 juin 2008 16:50

Modifié le samedi 30 août 2008 06:57